Monde

Mon ramadan chez Kadhafi

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Il fallait être à Tripoli à l’occasion du quarante et unième anniversaire de sa Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste. Pour vivre la rupture du jeûne avec l’autocrate libyen. Ambiance.

Les yeux piquent, je regarde ma montre. Pas d’erreur : il est bien 2 heures du matin, heure de Paris, sans décalage. La sono du grand hippodrome de Tripoli crache un texte interminable, à la gloire du “Guide suprême”, le colonel Muammar al-Kadhafi. Toni­que, inspiré, le poète détaille en hur­lant les qualités immenses du « libérateur de la Libye » et, si j’en crois la traduction, « de l’Afrique et de la Méditerranée ».

C’est ainsi chaque 1er septembre, pour la célébration du putsch militaire de 1969 qui renversa le brave roi Idris Ier. Le capitaine Kadhafi avait 27 ans. Quarante et un ans plus tard, colonel à vie, il est toujours à la tête de ce pays immense et vide – sauf de pétrole.

Il a instauré la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste, un régime ouvertement féodal, où le “frère guide” redistribue en partie la manne pétrolière. Habile, il s’en sert pour juguler les fièvres tribales, souder les fidélités claniques, apaiser les ten­sions sociales d’une nation nécessiteuse de 6,3 millions d’habitants. L’un de ses fils, Seif, devrait lui succéder. La succession n’est pas à l’ordre du jour. Officiellement, le Guide se porte bien. Ses deux attaques cérébrales sont un secret d’État.

Il est 2 h 30. Après la parade gymnique des gendarmettes et les chants des enfants des écoles, des étudiants en théologie passent en scandant des versets du Coran, suivis de femmes en voiles traditionnels, de musiciens en djellaba.  Lire la suite

Le cas exemplaire de Sakineh

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manifestation en faveur de SakinehUn geste de clémence ! C’est ce que réclament de nombreux pays à l’Iran, pour tenter de sauver Sakineh Mohammadi-Ashtiani du châtiment terrible qui l’attend. Cette mère de famille iranienne de 43 ans a déjà reçu 99 coups de fouet. Elle est aussi condamnée à la lapidation pour délit d’adultère. Si elle ne meurt pas sous les pierres (de la taille d’un pavé) que vont lui lancer des citoyens volontaires, auxiliaires de “justice” choisis parmi les plus pieux, Sakineh fera dix ans de prison car elle est accusée du meurtre de son mari.

La cruauté de la justice iranienne n’est pas seule en cause. Dans de nombreux autres pays musulmans (Yémen, Mali, Somalie, Pakistan), châtier et tuer les femmes à coups de pierres permet « de rétablir l’ordre social déstabilisé par le viol, l’adultère ou les pratiques d’actes sexuels non autorisés par les tuteurs masculins ». Lire la suite

Des intérieurs comme nulle part ailleurs

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L’édition automnale du Salon international de la Maison (MACEF) se déroulera du 9 au 12 septembre à Fieramilano, le parc des expositions de Milan. Cette manifestation semestrielle présente à un public de distributeurs - commerçants et grands magasins - les dernières tendances en matière de décoration, d’arts de la table, d’argenterie, d’ustensiles de cuisine, bijoux, accessoires de mode et cadeaux. « Le salon s’ouvrira un jeudi pour s’achever un dimanche. Il englobe donc un weekend entier, un changement qui permettra aux détaillants de nous rendre visite en plus grand nombre, puisqu’ils ferment le dimanche. L’édition de janvier dernier a attiré environ 90 000 personnes, un chiffre en hausse de 12,4 %. Nous voulons faire encore mieux en septembre et consolider MACEF dans son rôle de plate-forme de croissance au service de toutes les entreprises participantes », explique Enrico Pazzali, PDG de Fiera Milano Spa. Pour la première fois, les organisateurs de l’événement ont décidé de faire une large place au jardinage, équipements d’extérieur et accessoires pour animaux de compagnie, des secteurs dont l’expansion reflète les évolutions sociales en cours en Europe.  Lire la suite

L’étrange embellie allemande

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La hausse de la croissance est incontestable mais Angela Merkel peine à tenir sa coalition et à refaire surface.

Avec une croissance retrouvée de 2,2 % au deuxième tri­mestre par rapport au précédent, Angela Merkel entrevoit une très sérieuse embellie économique qui lui permet même d’encourager le patronat à accorder des hausses salariales. Même si la reprise est encore fragile, la chancelière est bien décidée à en profiter, moins d’un an après le renouvellement de son mandat à la tête du pays, pour remettre de l’ordre dans son équipe gouvernementale et sa coalition, plutôt brouillonnes.

La croissance actuelle devrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année, avec un chômage retombé à moins de 8 % de la population active. Les exportations au beau fixe tirent le produit intérieur brut, qui devrait progresser de 3 %. On rencontre en Allemagne des entrepreneurs à la recherche de main-d’œuvre qualifiée et un ministère des Finances obligé de corriger son plan de rigueur à cause de rentrées fiscales inespérées… Lire la suite

Voyage au pays des Roms

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Depuis l’adhésion de Bucarest et Sofia en 2007, l’Union européenne compterait environ 10 millions de Roms sur son territoire. La Roumanie en a recensé 537000 sur 22 millions d’habitants. En réalité, ils seraient selon diverses estimations autour de 2 millions. Ils constituent la plus importante minorité rom d’Europe de l’Est. Les 10 000 Roms rapatriés de France vers la Roumanie en 2009, ajoutés aux quelques centaines de cas médiatisés récemment, ne constituent qu’une infime partie d’une communauté aux multiples visages qui ne se résume ni aux mendiants du métro parisien ni aux clichés larmoyants ou racistes.

En Roumanie, on les appelle les tsiganes. Même si en on trouve partout, ils habitent surtout en Transylvanie (Sibiu, Oradea), en Olténie (Craiova) et à Bucarest. Ils sont regroupés pour la plupart dans des villages et dans certains quartiers des grandes villes. Lire la suite

Dans les papiers du Mossad

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Dany YatomRencontre, à Tel-Aviv, avec Dany Yatom, l’ancien chef des espions israéliens. Son livre de souvenirs dévoile certains dessous de l’histoire récente.

Auteur de Dans le secret de la Sayeret Matkal [une unité d’élite de Tsahal utilisée par le Mossad], un pavé de 400 pages (bientôt traduit en anglais), Dany Yatom lève le voile sur différentes affaires sensibles qui défrayèrent la chronique de la guerre secrète entre Israéliens et Palestiniens ou les coulisses des négociations israélo-syriennes à la fin des années 1990, au cours desquelles Nétanyahou (aujourd’hui premier ministre) aurait accepté, via son émissaire Ron Lauder, de restituer le Golan en échange d’une paix avec Damas.

Yatom n’est pas le premier patron du Mossad à écrire ses Mémoires. En 2006, Ephraim Halevy, neuvième directeur des services secrets israéliens, s’était déjà livré à l’exercice. Mais aucun responsable de “l’Institution” ne peut se prévaloir de son parcours exceptionnel. Ex-secrétaire militaire de Yitzhak Rabin et de Shimon Peres, patron du Mossad de 1996 à 1998, durant le premier mandat de Benyamin Nétanyahou, Yatom fut le chef de cabinet d’Ehud Barak puis député travailliste à la Knesset avant de se retirer de la vie politique en 2007. Notre correspondante a pu le rencontrer. Lire la suite

New York change de look

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La métropole de l’Est ne cesse de se régénérer. Mais un projet soulève une forte polémique : la construction d’une mosquée aux abords de Ground Zero.

HARLEM Les Blancs reviennent

À travers la vitrine de son salon de coiffure, Abou voit le “nouveau Harlem” émerger. De nouvelles boutiques branchées fleurissent le long de la rue, un Starbucks a ouvert à quelques pas, de nouveaux immeubles sortent de terre. Le changement s’invite même dans son salon : « Il y a de plus en plus de Blancs, souligne cet Ivoirien arrivé il y a dix ans. Avant on n’en voyait pas un seul. »

Ce phénomène de “renouvellement urbain” est bien connu des New- Yorkais : les promoteurs immobiliers jettent leur dévolu sur les quartiers pauvres et y construisent des habitations vendues à prix d’or. La valeur des logements augmente jusqu’à devenir inabordable pour l’ancienne population. Les nouveaux résidents, riches, majoritairement blancs, remplacent progressivement les habitants pauvres, immigrés. Lire la suite

Baby-boom en Estonie

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Pas facile, à Tallinn, de trouver une école maternelle, même en s’y prenant tôt ! Les parents d’Henry, jeunes cadres trentenaires, en ont fait l’expérience : inscrit dès sa naissance à l’école du quartier, Henry n’a pas pu, à 3 ans, y faire sa rentrée. Un autre établissement, plus éloigné du domicile familial, a pu finalement accueillir le petit garçon.

La capitale estonienne n’est pourtant pas trop mal dotée en structures d’accueil pour la petite enfance. « Il est en réalité difficile de faire face à une croissance soudaine de la demande », explique Luule Sakkeus, directrice de l’Institut de démographie de l’université de Tallinn, capitale d’un des rares pays européens à connaître un – relatif – “baby-boom”, après de longues années de glaciation démographique. Lire la suite

Ce que pense le monde arabe

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Expert du Moyen-Orient au quotidien britannique The Guardian, Brian Whitaker publie Ce qui va vraiment mal au Moyen-Orient (non encore traduit en français). Cet essai sans concession passe en revue les faiblesses et les contradictions du monde arabe contemporain. « Le problème avec le Moyen-Orient, c’est que c’est toujours la faute de quelqu’un d’autre », prévient l’auteur dès la première page, avant de décrire « une atmosphère abrutissante, où le changement, l’innovation, la créativité, la pensée critique, le questionnement, la résolution des problèmes… sont tous découragés ». Nous l’avons rencontré à Londres.

Pourquoi avez-vous écrit ce livre ? J’avais l’impression d’un sérieux manque de compréhension des problèmes majeurs de la région, particulièrement de la part des responsables politiques des pays occidentaux.

Par exemple ? Lorsque l’administration de George W. Bush a décidé de promouvoir des élections libres dans certains pays arabes, c’était une erreur. La démocratie n’est pas adaptée au Moyen-Orient, à moins de changements sociétaux radicaux. La société elle-même est autoritaire. Instaurer plus de liberté dans un pays ne doit pas se limiter à la politique. Il faut aussi tenir compte du droit des individus, de la discrimination… Lire la suite

Travaillistes : L’envers du décor

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Deux mois après sa défaite, le Labour est éclaboussé par les Mémoires de Peter Mandelson. Il fut le “troisième homme” auprès de Tony Blair et de Gordon Brown. On en apprend de belles.

Le livre de lord Peter Mandelson, le Troisième Homme, n’apporte pas de révélations fracassantes, mais les Mémoires de celui qui a formé le triumvirat le plus influent de l’échiquier politique britannique ces dix dernières années, aux côtés de Gordon Brown et de Tony Blair, sèment la zizanie en Grande- Bretagne. Ils ravivent les vieilles blessures des travaillistes, qui s’apprêtent à élire un nouveau leader pour tourner la page des années Blair et Brown et tirer les leçons de leur cuisante défaite électorale du 6 mai. Le baron Mandelson de Foy et Hartlepool, son titre depuis bientôt deux ans, a parfaitement orchestré la sortie de son livre. Mieux vendu en première semaine que les Mémoires de Bill Clinton, Ma vie, ou celles de l’ancienne première dame, Cherie Blair : publication en avant-première d’extraits dans les pages du quotidien The Times (il aurait gagné au passage près de 40 000 euros), multiplication d’interviews et de phrases chocs – « En étant un homme politique homosexuel qui a réussi, j’ai un rôle de modèle » –,

spots publicitaires où l’auteur se met en scène, assis dans un fauteuil devant une cheminée, tenant en main un livre qu’il ouvre en déclarant « Il était une fois un royaume dirigé par deux rois puissants. Mais ces rois n’auraient pas pu arriver au pouvoir sans un troisième homme. Un homme que les gens appelaient le prince des ténèbres. » Lire la suite

Paroles de généraux

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Les hasards de l’édition mettent en librairie la part de vérité de deux généraux qui furent au coeur de l’actualité, malmenés par les médias et la politique. À six ans de distance, entre 1988 et 1994, les généraux Jacques Vidal et Jean-Claude Lafourcade se retrouvèrent plongés au coeur de crises complexes.

Ce qui les unit est leur parcours presque identique de saint-cyrien, d’officier parachutiste, de chefs de corps du prestigieux 8e régiment parachutiste d’infanterie de marine (Castres). Ils portent aussi en eux la fierté du devoir accompli dans des conditions difficiles, la révolte contre des accusations infondées et une certaine naïveté politique.

Alors commandant des forces armées de Nouvelle-Calédonie, Vidal commanda l’opération Victor, lancée le 5 mai 1988 pour libérer 27 gendarmes pris en otages par des indépendantistes canaques dans une grotte de l’île d’Ouvéa, après l’assassinat de 4 autres gendarmes. Lire la suite

Les Chinois visent la France

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Huang Liying et Wang Yiting attendent les résultats de leur entretien à CampusFrance, leur sésame pour décrocher un visa étudiant pour la France. Elles ont mis en veille leurs études à Kunming, capitale du Yunnan, afin de suivre huit mois de cours intensifs de français, langue dont elles ne connaissent pas un mot. « En Chine, c’est difficile pour les jeunes diplômés de trouver un bon travail, et obtenir un diplôme français ou étranger est un plus pour notre avenir professionnel », explique Wang, 22ans, étudiante en marketing. Le concours d’entrée pour certaines spécialités est très sélectif. Huang, 20ans, a été refusée dans les écoles de stylisme et “condamnée” à étudier l’économie : « En France, je pourrai changer de filière et m’inscrire à Esmod. » Lire la suite

Le Kremlin à l’épreuve du feu

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De multiples facteurs ont joué : une très longue canicule, des vents violents et surtout vingt ans de laisser-aller dans la gestion des forêts et l’organisation des secours.

Plus de 600 foyers d’incendie déclarés, la plupart dans l’ouest du pays, près de 200 000 hectares ravagés par les flammes, 52 morts (bilan officiel), 2 000 maisons brûlées… Certains foyers menaçant cette semaine des terrains militaires et des sites nucléaires, la Russie déclarait l’état d’urgence dans plusieurs régions. « S’il s’agissait des États-Unis, la fumée s’étendrait approximativement de Chicago à San Francisco », expliquait cette semaine la Nasa pour illustrer l’ampleur de la catastrophe.

À Moscou même, où la mortalité a doublé en raison de la canicule (700 décès par jour), les morgues étaient presque saturées. Des milliers de Moscovites fuyaient la capitale, gravement polluée depuis une semaine par des fumées deux à trois fois plus toxiques que le niveau maximal autorisé.

Les 10 000 pompiers russes mobilisés ont été renforcés par des milliers de militaires ; le Kremlin a finalement accepté l’aide étrangère, après quelques jours d’hésitation. Répondant à un appel du ministère russe des Situations d’urgence, la France envoyait un détachement de 120 hommes avec son élément de commandement, 37 véhicules, un avion gros porteur bombardier d’eau et 15 moto-pompes. Trois experts spécialisés dans la gestion de ce type de crises étaient aussi du voyage, dont un spécialiste des feux de tourbe. « Je suis sûr que nous allons nous en sortir, affirmait en début de semaine le président Dmitri Medvedev. La situation est sous contrôle, même si une évolution négative n’est pas à exclure. » Sergueï Choïgou, le ministre des Situations d’urgence, relevait pour sa part une baisse du nombre d’incendies, mais « pas assez importante toutefois pour que l’on puisse se réjouir ». Les flammes ont touché le coeur de la puissance agricole russe : les immenses champs de blé à l’ouest et au sud de Moscou. Le premier ministre Vladimir Poutine a déjà annoncé que la récolte de blé de son pays pourrait diminuer d’un tiers, passant de 97 millions de tonnes en 2009 à 60 cette année. Troisième exportateur mondial de céréales, la Russie a bloqué ses ventes à l’exportation jusqu’à la fin de l’année (21,4 millions de tonnes vendues l’an dernier), ce qui a alimenté la spéculation (lire notre encadré dans "Valeurs actuelles"). Lire la suite

Divorce à l’italienne

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La rupture entre les deux hommes qui conduisaient le centre droit italien depuis seize ans, partenaires de gouvernement pendant huit ans, s’est produite le 29 juillet avec la décision du premier ministre Silvio Berlusconi d’exclure le président de la Chambre des députés, Gianfranco Fini, du parti central de la droite, le Peuple de la liberté (PDL). Majoritaire en Italie, cette formation est issue de la fusion entre Forza Italia de Berlusconi et l’Alliance nationale de Fini. Lire la suite

En patrouille à Kandahar

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Les soldats du Royal Canadien en AfghanistanLes attaques des insurgés ont fortement augmenté dans cette province symbole de la reconquête. Les accrochages sont quotidiens. Reportage.

Dix soldats appartenant à la compagnie Bravo du régiment Royal Canadien traversent prudemment des parcelles de terre craquelée abandonnées aux herbes. Ce district de Panjwai, au sud de Kandahar, est le berceau des talibans. Ils veulent en rester maîtres.

Cette semaine, ils se sont même permis d’attaquer la base aérienne de Kandahar, abritant des milliers de soldats de l’Otan ! Autour de nous, des champs à perte de vue, plantés de vigne, de céréales, parfois de pavot, encadrés par des talus de terre ou des fossés où coule un filet d’eau.  Lire la suite

Pakistan : le double jeu du général Kayani

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Hillary Clinton avec le général KayaniReconduit le 22 juillet à son poste de chef des armées pour trois ans par le premier ministre Yousuf Raza Gilani, le général Ashfaq Parvez Kayani, 58 ans, suscite de nombreuses interrogations sur son rôle dans le conflit afghan alors que le site islandais WikiLeaks publie des documents confidentiels de l’Otan et du Pentagone mettant en cause le double jeu pakistanais en Afghanistan.

Ces documents internes, accessibles à des milliers de personnes au sein de l’appareil militaire américain ou allié, n’apportent rien de bien nouveau sauf la confirmation que l’Isi (Inter-Services Intelligence), les services secrets pakistanais – dont les agents sont des militaires –, est bien en contact avec les talibans avec qui elle partage des informations et prépare des attentats en Afghanistan. La plupart des éléments révélés par WikiLeaks provenant des renseignements afghans, hostiles au Pakistan, ils sont sujets à caution. Ils instillent cependant le doute sur le rôle de l’Isi et de ses chefs. Lire la suite

Immigration : l’Arizona à la frontière du droit

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L’Arizona vient de perdre, au moins temporairement, sa bataille contre les immigrants clandestins qui, venus par centaines de milliers du Mexique, lui créent des problèmes économiques et sécuritaires. La loi SB1070 qu’il avait adoptée pour en limiter le nombre devait entrer en vigueur le 29 juillet. Elle a été en partie bloquée, dans ses articles les plus répressifs, par une juge fédérale saisie par le ministère de la Justice et six autres plaignants qui en contestaient la légalité.

Barack Obama n’avait cessé de dénoncer une loi mal conçue. Il avait demandé d’en étudier la constitutionnalité, les questions d’immigration tombant sous la juridiction du gouvernement central et non sous celle des États. La juge Susan Bolton a utilisé cet argument pour expliquer que les dispositions de l’État fédéral prévalent. Elle a donc suspendu quatre des mesures les plus controversées de la SB1070, dont celle concernant la vérification des papiers.

L’Arizona fait appel. Il est très possible que l’affaire aille jusqu’à la Cour suprême. Lire la suite

Compte à rebours au Sud-Liban

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Incidents répétés avec la Finul, révélations sur l’arsenal de la milice chiite : vu d’Israël, une nouvelle confrontation militaire semble inévitable.

Le 10 juillet, les vacanciers profitant de la plage de Nahr Ibrahim, un haut lieu touristique libanais à une quarantaine de kilomètres au nord de Beyrouth, ont cru au pire en voyant surgir des commandos marine français armés jusqu’aux dents, débarqués du Tonnerre. Le site avait été choisi par l’armée française pour simuler une évacuation massive de ressortissants étrangers, avec l’appui des forces libanaises, première manoeuvre de ce genre depuis la guerre de l’été 2006 entre Israël et le Hezbollah. À l’époque, des milliers de Français avaient fui le Liban.

Un tel exercice, dans un climat déjà tendu, n’augure rien de bon. Plusieurs accrochages viennent d’opposer des casques bleus de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) à des habitants chiites de la région sud. Lire la suite

“Lettre à mon fils, lieutenant en Afghanistan…”

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L’auteur de cette lettre a commandé un régiment prestigieux. Son fils sert dans la fournaise afghane. Ce témoignage porte sur la responsabilité des chefs, qu’ils soient civils ou militaires.

De jeunes Français sont engagés au service de leur pays dans le monde entier. Ils affrontent la mort, tous les jours, sur les pistes et dans les villages d’Afghanistan, où la France a déploré, le 6 juillet, son quarante-cinquième mort depuis 2004: l’adjudant Laurent Mosic, du 13e régiment du génie. Sur d’autres théâtres, les risques sont permanents: au Liban, en Côte d’Ivoire, dans les Balkans et même en Guyane, département français, où le 1re classe Julien Giffard vient de donner sa vie au cours d’une mission contre l’orpaillage clandestin.

Engagé au 1er régiment d’infanterie de Sarrebourg, Julien venait d’avoir 25ans. Le 8 juillet, cet ancien étudiant en histoire était à bord d’une pirogue lorsqu’une embarcation rapide clandestine a forcé le barrage. Tombé à l’eau, porté disparu, le corps de Julien a été retrouvé sans vie le 12 juillet.  Lire la suite

Le Sahel sous l’oeil du Pentagone

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Washington s’est doté d’un nouveau commandement unifié, Africom, pour combattre la menace islamiste qui monte aux confins de l’Algérie et de l’Afrique noire.

Des bâtiments impersonnels, des bunkers où s’activent 1 300 hommes et femmes, militaires et civils : installé à Stuttgart, le nouvel état-major africain du Pentagone, Africom, semble très loin de l’Afrique mais ses spécialistes, placés sous le commandement du général William E.Ward, surveillent en permanence ce qui se passe aux confins du Maghreb et du Sahel, à des milliers de kilomètres de là.

Dans cette région courant sur près de 5 000 kilomètres, des plages de Mauritanie au Nil soudanais, de nouvelles menaces montent, défiant les intérêts occidentaux et la stabilité des États à coups d’attentats et d’assassinats.

Bernard Squarcini, directeur de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), le confirmait à la revue Politique internationale le mois dernier : « En quinze ans, malgré les efforts des différents services, malgré les progrès de la coopération internationale, l’islamisme militant a gagné de nouveaux pays : le nord du Mali (où se sont installées les katibates sahéliennes d’AQMI qui ont dû fuir Alger sous la pression militaire et policière), le Niger, la Mauritanie et, depuis peu, le Sénégal. Dans quinze ans, le danger sera peut-être descendu encore plus au sud… » Lire la suite

Les passeurs de mémoire

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Historien, réalisateur, collectionneur passionné, Éric Deroo travaille depuis des années sur la mémoire des combattants de l’Empire, tirailleurs sénégalais, soldats d’Afrique du Nord ou de l’Indochine. Auteur avec le lieutenant-colonel Antoine Champeaux, conservateur du musée des Troupes de marine (Fréjus), d’une Histoire des tirailleurs sénégalais (2006), réalisateur d’un DVD intitulé la Force noire, il explique la présence des contingents africains au défilé du 14 Juillet à Paris.

Que signifie cette participation africaine?
Quatorze pays africains et malgache célèbrent cette année le 50e anniversaire de leur indépendance et de la création de leurs armées. L’invitation à ouvrir le défilé du 14 Juillet a été un grand honneur, car ces armées se considèrent pleinement comme héritières des unités de tirailleurs africains et malgaches. Lire la suite

La course aux terres arables

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Des pays riches en finances mais pauvres en ressources alimentaires achètent ou louent des terres dans le monde entier. Une sorte de recolonisation. Non sans risques.

Plus de 20 millions d’hectares de terres agricoles ont été vendus par des États à des investisseurs étrangers dans le monde depuis 2006. C’est l’équivalent de l’ensemble des terres françaises, un cinquième des surfaces de l’Union européenne. Le montant total de ces transactions s’élève entre 20 et 30 milliards de dollars. Ce n’est qu’un début car ces transactions ne concernent pour l’instant qu’une très faible proportion des terres disponibles.

Ce marché est en pleine expansion et rappelle les stratégies de conquête de l’époque de la colonisation. La différence est qu’au XIXe siècle les grandes puissances s’emparaient de pays pour accroître leur puissance et profiter à moindre coût des ressources de ceux-ci. Aujourd’hui, de nouvelles grandes puissances – essentiellement financières – s’emparent d’États ruinés ou nécessiteux, principalement en Afrique, en achetant leurs terres fertiles pour subvenir aux besoins alimentaires de leur propre population. Lire la suite

Rencontre avec McChrystal

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Juste avant d’être limogé par Barack Obama le 23 juin du commandement des forces internationales en Afghanistan, le général Stanley McChrystal avait conçu et lancé l’opération Hamkari (“coopération”, en pachtou) dans la région de Kandahar, pour déloger les talibans d’un de leurs principaux fiefs. D’ici au mois d’août, le nombre de soldats étrangers et afghans engagés y aura triplé. Contrairement aux opérations précédentes, la coalition alliée accorde cette fois plus d’importance à la restauration de l’autorité de l’État qu’aux seules actions de combat. Cette offensive devrait durer plusieurs mois. Notre envoyée spéciale avait pu rencontrer le général McChrystal à Kandahar, quatre jours avant son rappel. Il lui a expliqué le sens de cette bataille décisive, conduite maintenant par son successeur, le général David Petraeus.

Pourquoi l’opération de Kandahar a-telle tant tardé à démarrer ? La contreinsurrection prend toujours du temps. Il faut changer les conditions de gouvernance, de sécurité et apporter du développement. Il faut aussi modifier la perception des gens sur leur avenir et leur permettre de décider qui ils veulent soutenir, le gouvernement ou l’insurrection, ou rester neutres. Lire la suite

L’influence française à la loupe

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Nicolas Sarkozy lors du sommet de la zone euro à BruxellesLa place et le rôle de notre pays dans les institutions européennes et atlantiques s’améliorent, mais de gros progrès restent à faire. L’Institut de recherche stratégique de l'École militaire l’explique dans son premier rapport.

La France n’est pas aussi mal classée qu’on le pense en termes d’influence au sein des ins­tances euro-atlantiques (Union européenne et Otan), au moins dans les domaines de la politique étran­gère et de la défense : « La France reste un acteur important à Bruxelles, conclut le premier rapport publié par l’Institut de recherche stratégique de l’É­cole militaire (Irsem), au terme d’une cinquantaine d’entretiens menés en 2008 et 2009. L’histoire, son poids politique, culturel, diplomatique, militaire, démographique et économique, lui ont conféré une place centrale. »

Créé le 1er janvier 2010 pour coordonner la recherche stratégique, l’Irsem explore ce domaine délicat de l’influence au moment où l’armée française redécouvre, avec précaution, l’enjeu des stratégies d’influence dans les opérations – les opérations psychologiques de naguère –, devenues taboues depuis la fin de la guerre d’Algérie. Lire la suite

Train chinois pour la Lune

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Vue d'artiste du train spatial chinoisFaible présence américaine, imposante délégation chinoise : la première “Confé­rence lunaire globale” que vient d’organiser la Fédération internationale d’astronautique (IAF) à Pékin a bien montré le basculement qui s’opère en matière spatiale. Des centaines de spécialistes de la Lune – scientifiques et industriels – étaient réunis pour faire un premier bilan des missions récentes et exposer leurs projets. Tous ont été frappés par la capacité chinoise à occuper le terrain depuis que l’administration Obama a renoncé, au début de l’année, au programme Constel­lation de la Nasa (le retour d’astronautes américains sur la Lune dans les années 2020).

Pour la première fois, la Chine a exposé sa stratégie d’exploration et ses projets d’engins habités lunaires. Deux options sont à l’étude : un lanceur superlourd (100 tonnes au moins de charge utile en orbite, sur le modèle des Saturn 5 de l’ère Apollo) ou la fusée CZ-5 (25 tonnes en orbite), qui entrera en service dans quatre ans. Lire la suite

Dérapages afghans

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Le général Petraeus et Barack ObamaBarack Obama limoge le commandant en chef du front afghan. L’affaire révèle de sérieuses dissensions dans la conduite de la guerre.

Le limogeage du général Stanley McChrystal par Barack Obama, le 23 juin, n’est pas une bonne nouvelle pour la coalition internationale chargée d’aider l’État afghan à rétablir la sécu­rité, alors que les insurgés redoublent d’activité. Avec 101 morts au combat, ce mois de juin est le plus meurtrier depuis le début de la guerre, en octobre 2001. En presque neuf ans, le contingent américain déplore 1 144 tués. Les bilans se sont aussi aggravés pour les Britanniques (309 tués), les Canadiens (150) et les Français (44).

« C’est une rude bataille. Nous fai­sons des progrès. Mais la guerre est plus dure et plus lente qu’anticipé », vient de confirmer Leon Panetta, le directeur de la CIA, sur la chaîne américaine ABC, en indiquant aussi qu’Al-Qaïda ne comptait plus que « 50 à 100 combattants, peut-être moins », ce qu’a confirmé Barack Obama au sommet du G20 de Toronto, estimant qu’Al-Qaïda est « clouée au sol et affaiblie ». Lire la suite

Aznar en rempart d’Israël

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L’ancien premier ministre conservateur espagnol José María Aznar vient de faire paraître une tribune de combat dans le Times de Londres, au service d’Israël : « Le monde occidental est ce qu’il est grâce à ses racines judéo-chrétiennes. Si l’élément juif, dans ces racines, est brisé, et si Israël est perdu, alors nous sommes perdus aussi. Que nous le voulions ou non, nos sorts sont inextricablement liés ».

Il sait que cette cause « n’est plus à la mode en Europe » et que l’assaut con­tre la flottille de Gaza n’a fait qu’aggraver cette « impopularité ». Lire la suite

Iran : défi total aux mollahs

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Manifestations de juin 2009 en Iran.La France s’impose comme le coeur de l’opposition iranienne. Nous avons rencontré ses chefs, à la veille de leur grand rassemblement mondial. Entre répression et espoir, ils parlent de leur combat.

Les mollahs iraniens ne vont pas être contents de la France. Ce 26 juin, l’opposition iranienne va faire de notre pays la capitale de ses réseaux de résistance. Elle attend 100 000 personnes au stade Jean-Bouin de Taverny, pour rééditer le grand rassemblement du 20 juin 2009 qui avait réuni 80 000 Iraniens venus de quatre continents. Cette année, des parlementaires et des personnalités d’une vingtaine de pays et des centaines de délégations étrangères, au sein desquelles les principaux partis politiques français, devraient être présents.

« Au moment où la répression sévit de tout son poids en Iran, les Iraniens, notamment ceux qui ont récemment pris le chemin de l’exil, représentant la classe moyenne citadine, moteur des bouleversements sociaux en Iran, veulent faire entendre la voix de leurs compatriotes qui ne peuvent s’exprimer dans leur pays », explique Mehdi Abrichamtchi, 62 ans, président de la Commission de la paix au Conseil national de la résistance iranienne (CNRI). Lire la suite

La Cour suprême contre les haredim

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Yoav Laloum est devenu l’ennemi public numéro un du monde ultra-orthodoxe. Son nom et son numéro de portable figurent sur les affichettes qui servent de moyens de communication dans les quartiers religieux. Il a reçu des menaces de mort. En saisissant la Cour suprême israélienne d’une affaire de discrimination entre fillettes ashkénazes (originaires d’Europe de l’Est) et séfarades (d’origine orientale) au sein d’une école religieuse de la colonie d’Immanuel, cet avocat stagiaire de 31 ans a mis le feu aux poudres. Le 17 juin, plus de 150000 juifs haredim (les “craignant Dieu”) manifestaient dans les rues de Jérusalem et de Bnei Brak, pour leur plus grand rassemblement de ces dix dernières années.

Sous l’oeil du rabbin centenaire Yosef Elyashiv, le chef spirituel du courant orthodoxe lituanien, et avec la bénédiction du rabbin Ovadia Yosef, l’autorité religieuse du monde séfarade,cette foule en noir a fustigé l’ingérence de la Cour suprême et réaffirmé la primauté de la Torah sur la loi civile. Lire la suite

Les Allemands au régime sec

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Le programme de rigueur a surpris par son contenu. Angela Merkel et ses amis pourraient préparer un autre plan, nettement plus sévère. Au risque de provoquer le départ des libéraux.

Concentrée, fatiguée par trois jours de négociations, la chancelière Angela Merkel s’avance ce lundi 7 juin de­vant la presse, à la Chancellerie de Berlin. À ses côtés, son allié libéral Guido Westerwelle, l’autre pilier de sa coalition politique. « La situation est sérieuse et difficile, commence la chancelière, mais je suis optimiste sur le fait que nous allons y arriver. Nous ne pou­vons dépenser que ce que nous faisons entrer dans les caisses de l’État. »

Le plan d’économies est sans précédent en Allemagne : 80 milliards d’euros sur quatre ans, dont 11,2 milliards dès l’an prochain. C’est deux fois plus que prévu par les observateurs. L’annonce est douloureuse dans un pays qui ne s’attendait pas à une telle cure d’austérité. Les discussions au sein de la coalition ont été si longues et difficiles que Mme Merkel a dû déprogrammer au dernier moment un dîner avec le président français Nicolas Sarkozy, accréditant l’idée d’une tension passagère (lire aussi page 14). Le sommet de l’Union européenne prévu le 17 juin à Bruxelles dira ce qu’il en est, car les deux dirigeants ont prévu d’y avancer de concert, après avoir coordonné leurs stratégies. Cette nouvelle de la “brouille” a fait les gros titres en France mais les médias allemands l’ont à peine relevée : l’ampleur et les conséquences attendues du plan de rigueur ont pris toute la place. Lire la suite

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