Mauvaise humeur et déception. Qu’il ait voté Le Pen ou qu’il soit resté chez lui, l’électorat populaire a adressé, le 14 mars, un avertissement à ses dirigeants.
Deux mois après le séisme, nous sommes retournés en Haïti. Vladimir de Gmeline raconte dans ce numéro le combat d’un peuple au-dessus de tout éloge, totalement abandonné par un État incapable mais debout pour reconstruire ce qui peut encore l’être.
Après un scrutin serré, c’est Édouard Balladur que le jury du prix Aujourd’hui vient de couronner, pour son livre Le pouvoir ne se partage pas (Fayard).
Qui accepterait qu’un enfant soit refusé à l’école pour être en fauteuil roulant ? Qui est favorable à un refus d’embauche pour la seule raison de la “couleur de peau” ?
J’étais derrière François Mitterrand le 16 juillet 1994,jour de la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv. Juste derrière. Il faisait beau, de cette beauté fraîche du Paris de juillet.
Entretien avec Rama Sithanen vice-premier ministre et ministre des Finances de l’île Maurice
Située dans l’océan Indien, l’île Maurice est très dynamique dans le domaine des affaires et de l’immobilier résidentiel.
Pour quelle raison le gouvernement mauricien a-t-il permis aux étrangers d’acheter de l’immobilier haut de gamme? L’île Maurice est un important centre financier international de renom, doté d’un cadre réglementaire rigoureux : elle a toujours pratiqué l’ouverture.Vers les années 2000, nous avons assisté à la fin d’un cycle économique qui dépendait des préférences commerciales sur le sucre et de l’accord multifibres pour le textile. Ce virage dans les échanges commerciaux nous a incités à diversifier nos activités économiques en continuant d’attirer des compétences, le savoir, le capital et l’investissement. L’île Maurice a donc ajouté une nouvelle activité, l’immobilier résidentiel.
Depuis près de trente ans, l’assurance vie représente une part croissante du patrimoine des Français. Mais ce véhicule d’épargne reste peu investi en actions (30 % en 2008) alors même qu’il s’agit d’un placement de long terme. Cette faible part est essentiellement due aux contraintes de gestion qui s’imposent à la majeure partie des contrats, les contrats en euros. C’est en effet la garantie du capital qui leur est attachée qui incite les assureurs à privilégier les obligations.
Afin de réorienter l’épargne des Français vers les actions au sein d’un cadre prudentiel, une nouvelle forme de contrat d’assurance vie est apparue dans un décret du 26 juillet 2005 : les contrats “eurodiversifiés”. Offrant un compromis en termes de rendement et de risque, ils apparaissent sur le papier mieux adaptés à la préparation de la retraite, sujet hautement d’actualité.
Dans le sillage des obligations d’État, tombées sous la barre des 3,5 % pour les OAT à 10 ans, les taux de crédit immobilier ont baissé de 0,15 % en moyenne en février. Pour les particuliers les plus solvables, les prêts à 20 ans se négocient à moins de 4 %, assurance comprise. Du jamais vu depuis mai 2006.
Avec l’allongement de la durée de vie,vos enfants hériteront de plus en plus tard alors que leur patrimoine personnel sera en général déjà constitué. Le législateur a pris en compte cette situation et,depuis bientôt dix ans, favorise les donations entre grands-parents et petitsenfants. Depuis 2003, chaque grand-parent a le droit de donner en franchise d’impôt jusqu’à 31395 euros (en 2010) contre 15000 euros auparavant. Tous les six ans, vous pouvez donc donner jusqu’à 62790 euros à chacun de vos petits-enfants.
Donations transgénérationnelles: les donations- partages autorisées depuis 2006.La loi prévoit deux types de donation : la donation simple et la donation-partage.Réalisée par acte notarié, la donation-partage permet d’anticiper le règlement de votre propre succession en répartissant vos biens de votre vivant et selon vos souhaits.
Notre sélection de valeurs a profité du rebond du marché : en une semaine, elle a progressé de 3 %.
Toutes nos lignes à l’exception de Veolia ont progressé. L’action (-1,4 %) pâtit d’un changement de recommandation de Bank of America Merrill Lynch qui est passé à « Neutre ».
Depuis notre dernier relevé, notre sélection de valeurs s’est appréciée de 0,64 % contre 0,15 % pour le Cac 40. Nous avons pu passer notre ordre sur l’Oréal : nous avons acquis 19 actions à 76 euros.
Vivendi s’est particulièrement bien comporté après la publication de chiffres annuels supérieurs aux attentes : le résultat opérationnel progresse de 8,8 % à 5,4 milliards d’euros.
Un rapide coup d’œil aux comptes annuels du leader mondial du petit électroménager ferait presque oublier un contexte économique particulièrement adverse. Seb a en effet enregistré l’an dernier une progression de 4 % de son résultat opérationnel (avant intéressement et participation) pour un chiffre d’affaires de 3,18 milliards d’euros, stable à devises constantes.
Il en ressort une amélioration de 0,6 point de sa rentabilité opérationnelle, qui s’est établie au niveau très confortable de 11,2 %. Cette remarquable résistance illustre les qualités à la fois défensives et de croissance dont dispose cette société familiale.
Elle puise ses ressources défensives dans un catalogue de marques fortes et mondialement reconnues comme Rowenta, Moulinex, Lagostina, Tefal ou Calor, qui lui a permis de maintenir une incidence positive sur ses prix de vente pour compenser le recul de 4 % de ses volumes.
Depuis le début de l’année, le ton est donné. Le mistigri a changé de main, passant du secteur financier aux gouvernements. L’investisseur en Bourse ne peut plus s’affranchir d’une analyse de solvabilité des pays.
L’inquiétude provient des difficultés de refinancement de la dette publique. Le cas de la Grèce est frappant avec un échéancier lourd : 53 milliards d’euros à lever cette année dont 20 milliards avant la fin mai. L’affaire est d’autant plus sérieuse que l’Irlande, le Portugal et l’Espagne sont aussi sur les rangs.
Et après ? À qui le tour, l’Angleterre, les États-Unis, la France ? Il n’y a pas de seuil fatidique à partir duquel un pays basculerait de l’effet de levier à l’effet de massue mais des déficits publics de plus de 10 % du PIB ne sont pas soutenables longtemps et un endettement de plus de 60 % du PIB, pour peu que sa maturité soit courte, n’est guère plus confortable.
La publication des résultats 2009 a été l’occasion pour François- Henri Pinault de préciser ses priorités. Le recentrage de PPR dans le luxe « ne se fera pas dans l’urgence ». Il n’est pas question de « brader » les actifs susceptibles d’être cédés, à savoir Conforama et la Fnac.Le président se donne « deux à trois ans, peut-être moins, peut-être plus » pour finaliser ces cessions. D’ici là, le groupe se contentera de réaliser des acquisitions de petite taille, notamment pour renforcer sa filiale Puma.L’évolution de son endettement, qui pèse encore 4,4 milliards malgré la cession de CFAO, ne lui permet pas de financer pour le moment des opérations d’envergure.
Dans cette attente, l’année 2010 sera celle de la reprise des investissements marketing et communication.
Alors que la grande majorité des investisseurs professionnels attendait un bon début d’année, voire un premier semestre dans la lignée des six mois précédents, le consensus a été pris à contre-pied.Le temps des profits faciles est révolu et les excès de sousvalorisation, apparus en 2009,ont été largement corrigés.Il apparaît déjà que l’année 2010 ne ressemblera pas à un long fleuve tranquille.Les obligations privées dans la catégorie non spéculative, avec des maturités de 3 à 5 ans, offrent des rendements autour de 3%.
Les marchés actions dans leur ensemble ne font pas apparaître de décotes par rapport à leurs moyennes historiques de long terme.
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